Un voile psychique isole le moi conscient – Conférence de Bahram Elahi

« Notre âme est une pure conscience. C’est une pure conscience formée d’un agglomérat de puissances. (…) De toute notre conscience, nous ne possédons qu’une tête d’épingle : c’est notre moi conscient ». Hasard de calendrier ? Peut-être. Toujours est-il que 48 heures après la reprise sur ce blog d’une conférence multimédia portant sur cette très intéressante distinction entre moi conscient profond et moi conscient de surface, le site e-ostadelahi.fr est monté en puissance sur ce thème – sans jeu de mot avec les puissances de l’âme ! – en publiant cette un extrait passionnant d’une conférence du Pr. Bahram Elahi, dont nous suivons les travaux de près (Médecine de l’âme, Le modèle du soi, Le moi conscient : choisir entre 2 modes de fonctionnement), et qui présente ici lui même ses concepts, en abordant justement la question du moi conscient.

Il définit ainsi l’âme :

« Notre âme est une pure conscience.

C’est une pure conscience formée d’un agglomérat de puissances ».

Bahram Elahi : l’âme et le moi conscient from e-ostadelahi.

Nous nous étions déjà intéressé aux puissances de l’âme, et nous n’étions pas les premiers, il s’agit en effet d’un sujet qui a donné matière à penser aux philosophes de toutes époques. Ici, les caractéristiques marquantes concernant une puissance de l’âme sont entre autre l’action, le pouvoir, la variabilité d’expression que l’on peut moduler soi même, en d’autres termes il y a dans l’idée de puissance la possibilité d’actualiser un potentiel.

De cette âme découle notre Moi, qui ne disparaît jamais, et nous suit après la mort et au-delà, dans les vies successives – point original : les vies successives sont ici citées dans le cadre d’un véritable parcours du perfectionnement de l’âme qui se veut « ascendant » : « Vies successives ascendantes : existence de plusieurs vies terrestres pour l’âme humaine, au cours desquelles celle-ci ne peut régresser à un stade inférieur (animal, végétal, minéral) ».

Venons en au moi conscient, qui reste une donnée capitale à intégrer puisque tout se passe dans notre moi conscient, comme nous en avons déjà parlé dans le précédent post, que je cite : c’est bien à travers lui qu’on vit, qu’on pense, qu’on ressent, qu’on perçoit, qu’on raisonne, qu’on décide, qu’on interagit avec notre environnement, qu’on se nourrit d’influences diverses, qu’on peut percevoir ce qui provient directement de notre inconscient et, donnée capitale, qu’on peut entamer le processus de connaissance de soi. Donc une zone de vie consciente, d’échanges, et une station de raison et de prise de décision conscientes.

La limitation des perceptions du moi conscient en ce qui concerne les réalités matérielles comme spirituelles est développée à partir d’une analogie portant sur un enfant qui porterait des lunettes ne permettant de voir qu’à travers de deux trous d’épingle … Il faut voir la vidéo … Mais pourquoi sommes-nous à ce point déconnectés de la majeure partie de notre Moi ? On ne peut comprendre la séparation entre moi conscient et inconscient sans intégrer deux notions clé qui éclairent la physiologie de notre âme :

Le « VOILE PSYCHIQUE » et le « SOI-IMPÉRIEUX »

« Le voile psychique, opaque, nous déconnecte

de la quasi-totalité de notre conscience ».

 

Le voile psychique, représenté par cette bande noire sous le moi conscient, isole ce dernier de la quasi-totalité de notre conscience (illustration e-ostadelahi.fr)

D’où vient ce voile psychique ? Est-il le même pour tous ?

→ Le voile psychique provient de l’activité de ce que Bahram Elahi appelle notre soi-impérieux.

Le soi-impérieux est une énergie psychique négative et nuisible à l’âme, produite par notre inconscient psychique, et qui remonte au conscient pour occuper constamment notre moi conscient.

Conséquence : notre moi conscient a une tendance naturelle à être submergée par les besoins de ce soi impérieux. Nos pensées, émotions, instincts, comportements sont imprégnés de son influence. On le ressent d’ailleurs tous les jours : dans certains domaines on n’a pas besoin de faire d’effort particulier : on a — comment dirais-je — une tendance naturelle et spontanée … à penser à soi avant tout, à vouloir garder pour soi, à vouloir être écouté, complimenté, être l’objet de l’attention des autres, à trouver toutes les bonnes raisons du monde pour justifier nos décisions qui vont dans le sens de cet ego égoïste, tout ceci – donnée essentielle – en abandonnant toute considération éthique, tout souci du bien être de l’autre … Et ceci sans parler des pensées et préoccupations franchement négatives et nuisibles que nous cultivons de manière plus ou moins avouée ou consciente. Et c’est là le problème : tout ce flux de pensées et de préoccupations nous isole dans notre moi conscient, nous coupant de toute cette partie de notre conscience dont les tendances et besoins se situent, à l’opposée, sur un plan véritablement éthique et spirituel. Le diagnostic est donné par le conférencier :  » (…) alors, que vous le vouliez ou non, nous sommes tout le temps sous la domination de notre soi-impérieux, sauf ceux qui luttent contre ». Sauf ceux qui luttent contre … bonne transition :

→ Comment s’en sortir ? Comment diminuer l’opacité de ce voile psychique ? La physiologie se complète par un aspect thérapeutique : il faut lutter contre ce soi-impérieux. En d’autre terme, faire appel à d’autres puissances de l’âme, d’autres puissances plus nobles, dont l’activité est moins spontanée que celle du soi impérieux, que l’on doit cultiver et aller chercher au fond de nous pour faire l’un de ces efforts de maîtrise de soi que l’on peut expérimenter tous les jours : effort éthique de générosité, d’attention à l’autre, d’altruisme, de partage, d’écoute, … On retrouve ces idées dans cette question du régime de fonctionnement du moi conscient : moi conscient de surface / moi conscient profond. Ces contre-puissances que nous devons opposer au soi-impérieux devront cumuler volonté, une certaine conscience morale, et impérativement une raison qui soit capable justement de nous donner un point de vue spirituel sur nous-même, sur nos choix et décisions. C’est ce que Bahram Elahi appelle la « raison saine ».

 

Voir sur ce sujet :

Les illustrations de cet article ont été tirée de la vidéo publiée par le site e-ostadelahi.fr.

 

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2 Responses to Un voile psychique isole le moi conscient – Conférence de Bahram Elahi

  1. mike says:

    votre site est également un agglomérat de puissances éducatives au sujet de l’éthique; je sens qu’on s’approche progressivement de l’enseignement public universitaire!! à suivre de près…merci

  2. Pierre says:

    Cher Mike, merci pour votre compliment ! Et pour votre participation sur ce blog. En espérant qu’on pourra continuer ce travail d’agglomération … Quant à l’émergence d’un enseignement universitaire, à suivre de près effectivement, ce serait la meilleure manière d’optimiser ce type de recherches et d’assainir un domaine où de nombreuses dérives détournent l’idée d’une médecine de l’âme dans des directions futiles voire dangereuses.

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