Category Archives: Humeur de toubib

L’essentiel en médecine c’est d’avoir le choix !

Maladie – Radio-France 2013

J’écoutais l’autre jour Le téléphone sonne sur France Inter, émission que j’aime beaucoup animée en ce moment par Fabrice Drouelle, sur le thème de l’épidémie de grippe. En allumant l’auto-radio je tombe sur la question d’un auditeur qui fait part de son expérience positive de l’homéopathie en prévention de la grippe : réaction sèche de l’un des invités spécialistes, Bruno Lina, virologue et directeur du Centre national de référence de la grippe, qui réfute sèchement la justesse tu terme « vaccinal » utilisée par l’auditeur pour qualifier ce genre de traitement, parlant même d’escroquerie de la part des laboratoires dans cet abus de langage et conclut en disant en substance : tant mieux si cet auditeur n’est pas tombé malade mais

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A propos d’un choix de garde : altruisme ou embrasement de l’ego ?

Choix de garde. Choix des dates où l’on sera de garde à l’hôpital. Difficile. Discussions. Demandes. Dilemmes. Concessions. Bilan intérieur. Compte-rendu de discussions et « débriefing éthique » entre collègues, à la suite de services rendus avec plus ou moins de satisfaction et de sérénité pour tous les protagonistes …

Donc : choix de garde … En d’autres termes choisir un jour où on sera de garde à l’hôpital, on y passera une journée normale, puis toute la nuit, avec tout ce que cela implique … Deux versions :

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Du patient qui refuse les soins … 2ème épisode

Je l’ai revu ! Je vous avais parlé de ce patient qui avait, malgré mes explications, malgré tous les risques qu’il encourait, refusé obstinément de se faire hospitaliser. Et bien aujourd’hui il était là, en salle d’attente, tranquillement assis, fier, droit sur sa chaise, en train de me regarder avec un grand sourire qui voulait aussi dire « tu vois, je suis toujours en vie ! ». Pour tout vous dire je ne savais pas en l’appelant lorsque c’était son tour, quel visage j’allais montrer, quelle était la meilleure des attitudes à avoir : le « réflexe » voulait de moi que je joue le genre hautain, vexé et sec, le docteur qui n’a pas digéré qu’on ne lui obéisse pas et qui est bien obligé d’admettre que ses prédictions ne se sont peut être pas réalisées et qu’il passe maintenant pour un alarmiste stressé — même s’il sait qu’il avait pertinemment raison d’être alarmiste et stressé — … Mais il était aussi possible de garder une ligne plus humble et finalement plus humaine, celle qui voudrait que l’on pense avant tout au bien du patient, c’est à dire se montrer — pas seulement se montrer : plutôt être — indulgent et tolérant : après tout chacun est libre de ses choix, notre devoir est d’expliquer et de soigner celui qui veut être soigné, sans plus. Bon pour cette fois ci j’ai opté pour la deuxième attitude,

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Du patient qui refuse les soins … Humeur de toubib

Histoire de priorité. De hiérarchie des priorités. D’équilibre. De prise de conscience des enjeux. De compréhension du risque. J’ai eu quelques soucis avec deux patients coup sur coup ces derniers jours, qui ont refusé de manière nette et définitive la prise en charge médicale urgente que je leur proposais. L’un comme l’autre, les mêmes arguments : le patient : « c’est ma semaine de vacances, j’y vais, point final, si je dois mourir, tant pis, si vous voulez je vous signe une décharge pour que votre responsabilité ne soit pas engagée ». Moi : « mais ce n’est pas pour le problème de ma responsabilité ou pas que j’insiste ! C’est pour vous ! Si je ne vous garde pas à l’hôpital ce soir et que je ne vous donne pas ces traitements rapidement, quand je vois les résultats de votre prise de sang je sais que ça va mal se passer, c’est sûr, ce n’est qu’une question de temps ! ». Rien à faire … Où plutôt tout reste à faire. Après ce genre de confrontation, j’ai un sentiment complexe, mélange de colère, de frustration, de culpabilité. Je me répète la scène mentalement, « j’aurais du dire ça, dire ci », navigation à vue entre « je n’ai pas trouvé les mots » et, pour se rassurer, « de toute façon j’ai fait mon devoir, tant pis pour lui s’il n’a pas accepté de suivre mes conseils ».

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