La Cause des causes : court-métrage

Grande discussion ce matin au service, autour du petit déjeuner, en lendemain de garde, sur la vitesse de la lumière, la vitesse des neutrinos récemment à la une scientifique, puis la création de l’univers, des planètes, etc. Discussion qui glissait assez rapidement et inévitablement vers la question des lois qui régissent l’univers, de ce qui les sous-tend, comment penser l’origine de l’univers et, suite logique, l’existence d’un créateur. Ce dernier point était abordé de manière logique et au final attendue à ce stade de la discussion, testé comme un jeu, comme on pourrait le faire pour faire réfléchir un enfant : la « remontée » des causes : qu’est ce qui est la cause de la cause de la cause, etc, en remontant à l’infini, et en se demandant ce qu’il y a au bout de cette régression / ascension : rien, le vide, une cause, un cumul de causes, une cause des causes qui dépasserait en elle même la chaine des causes, etc. ? L’occasion de vous présenter — j’étais persuadé de l’avoir déjà fait après l’article Médecine de l’âme : jouer le jeu de la causalité ! — cet excellent court métrage

Comment le Moi vit une hémorragie cérébrale : témoignage d’une spécialiste

« Combien de scientifiques spécialistes du cerveau ont-ils été en mesure d’étudier le cerveau de l’intérieur ? J’ai obtenu au travers de cette expérience de perte de mon cerveau gauche autant qu’au travers de ma carrière universitaire toute entière ». C’est ce que conclut le Docteur Jill Bolte Taylor, spécialiste en neurosciences, après son accident vasculaire cérébral survenu brutalement le 10 décembre 1996, dont elle mettra 8 années à récupérer totalement. Elle rapporte ici lors d’une allocution passionnante aux TED Talks la manière avec laquelle elle a vécu de l’intérieur, et en tant que neuroscientifique, cette hémorragie cérébrale : en mettant en parallèle les données scientifiques sur le fonctionnement du cerveau, telles qu’elle les a pensées sur le moment, et en particulier les spécificités fonctionnelles de nos cerveaux droit et gauche (l’hémorragie était survenue à gauche), et ses symptômes, elle décrit l’altération progressive et inéluctable de ses perceptions,

Le principe d’incertitude : cinéma, physique, réflexion

Après notre post sur la causalité, j’ai revu — sans lien de cause à effet évident ! — ce très bon film de Joel Cohen, The Barber, the man who wasn’t there. Noir et blanc. Mise en scène  d’une grande qualité (voir extrait en fin d’article). Ce personnage excellent, Freddy Riedenschneider (Tony Shalhoub), avocat à la mode et au succès énorme, cherchant une stratégie de défense, se met véritablement en scène et donne une leçon à ses clients sur le principe d’incertitude, décrit initialement  par Werner Heisenberg. Ce principe fera d’ailleurs le lit d’une controverse classique entre Albert Einstein et Niels Bohr, tous deux Prix Nobel de Physique à un an d’intervalle, 1921 et 1922 respectivement, qui s’opposeront dans un débat devenu célèbre : en 1927, invité au cinquième congrès Solvay, Einstein proposera un défit expérimental pour marquer son opposition au principe d’incertitude de Werner Heisenberg, et lancera à Niels Bohr : « Gott würfelt nicht » (« Dieu ne joue pas aux dés ») , ce à quoi Niels Bohr répondra

Médecine de l’âme : et si on changeait de paradigme ? Court-métrage

Et si on changeait de paradigme ? Encore un excellent court-métrage (le voir en fin d’article). Passionnante philosophie des sciences, surtout abordée de manière aussi ludique et pédagogique ! Toujours dans cette série « La philo en petits morceaux », dont on a vu le premier court-métrage Alors ? Scientifique ou pas ? dans le dernier post Médecine de l’âme : scientifique ou pas  ?, je vous propose ici une deuxième création de la même équipe : Et si on changeait de paradigme ? Excellent à voir pour celui qui a décidé de se prendre en « main » en ce qui concerne la santé de son âme, et qui petit à petit ou soudainement prend conscience et assimile de multiples données qui révolutionnent sa conception du monde, son idée de sa propre origine, de la raison de sa présence sur terre, de ses devoirs en tant qu’existant, mais aussi son système de valeurs, ses analyses, ses habitudes, ses repères, ses références, etc., et donc la manière avec laquelle il va poursuivre ses recherches personnelles. Excellent à voir pour comprendre ce que c’est que changer de point de vue de manière radicale, ou même plus subtile, mais sur un sujet d’une importance telle qu’il fait corps avec la personne et participe à son accomplissement. Or que fait une personne qui choisit de lever le nez des préoccupations uniquement liées au bien-être matériel et psychique,

Médecine de l’âme : scientifique ou pas ? Court-métrage

Excellent court-métrage. Qu’est ce que la science ? Qu’est ce qu’être scientifique ? La médecine de l’âme : scientifique ou pas ? Organisme, lois, principes, théorie, structures, expériences, expérimentation, théories, effets, causalité, réflexion, déséquilibres, dysfonctionnements, maladies, diagnostics, traitements, analogies, recherche … Tous les ingrédients semblent réunis …  Mais est-ce aussi évident d’appréhender cette idée ? J’ai déjà exposé la place nécessairement principale de la raison et de la rationalité dans une démarche saine et productive d’accomplissement de soi. Pour réfléchir à la question posée, il est aussi utile de s’intéresser à ce domaine passionnant de la philosophie des sciences. J’ai vu avec grand intérêt une série de courts-métrages, « La philo en petits morceaux », consacrée ce thème, créée à l’occasion du 14ème Congrès de logique, méthodologie et philosophie des sciences, qui se tiendra à Nancy du 19 au 26 juillet 2011. Je vous proposerai d’autres extraits, mais ici regardez ci-dessous le court-métrage Alors ? Scientifique ou pas ? Karl Popper y joue presque un rôle d’acteur,

Neurosciences : mes pensées modèlent mon "connectome" – TED conférence

« je voudrais penser que je suis plus que mes gènes » … C’est ainsi que Sebastian Seung commence sa conférence. Et il le fait répéter à toute la salle des TED talks en chœur : « je suis plus que mes gènes ». Et tout le monde joue le jeu ! « Mais que suis-je ? » poursuit-il. « Je suis mon connectome ». Et le public en chœur : « je suis mon connectome ». « Sebastian Seung établit ici la cartographie d’une nouvelle modélisation du cerveau extrêmement ambitieuse qui s’intéresse, plus qu’au neurones eux-même, aux connections entre chaque neurone. Il appelle cela notre « connectome » : il est aussi unique que notre génome, et réussir à comprendre son fonctionnement pourrait inaugurer une nouvelle façon de comprendre le fonctionnement de notre cerveau et de notre psychologie ».

Neurobiologie de l’addiction – analogie et pistes de réflexion

Les Ernest conférences de l’École Normale Supérieure. Parlons de « Neurobiologie de l’addiction », conférence donnée par Jean-Pol Tassin. Neurosciences, neurobiologie, cerveau, réponses motrices et psychiques à un stimulus extérieur. Où l’on apprend l’existence d’un circuit de la récompense : quand ce circuit est activé, notamment par la dopamine, nous éprouvons du plaisir. Où l’on est étonné par le comportement d’un animal qui, au cours d’une expérience, va finir par mourir de faim  : tellement demandeur du plaisir lié à la stimulation du circuit de la récompense qu’il peut déclencher lui-même en actionnant une pédale reliée à une électrode directement au contact des structures cérébrales en question, il va préférer appuyer jusqu’à l’épuisement et la mort sur cette pédale plutôt que d’appuyer sur une autre qui lui offrirait pourtant de la nourriture. Il n’a plus conscience de ce qui est vital et nécessaire pour lui. Et il en meurt. Autre expérience intéressante par la suite, celle d’un singe qui adore le jus de pomme. Je vous laisse regarder la suite.

L’empathie : quelle spécificité humaine ?

L’autre jour j’écoutais en voiture sur France Inter l’émission scientifique de Mathieu Vidard, la tête au carré : je mets en route l’autoradio sans aucune idée du sujet en cours, l’animateur était en train de lancer la version audio d’une vidéo publiée sur youtube, que j’ai intégrée ci-dessous. On ne va entendre que la bande son bien-sûr, puisqu’il s’agit d’un groupe de touristes qui filment un petit buffle piégé par un groupe de lionnes qui essaient de l’extraire de la mare dans laquelle elles l’ont propulsé. Elles seront rapidement dérangées dans cette manœuvre … Je ne vous en dis pas plus, regardez !

Ina : le cerveau et la pensée, 1965

Après une TED conférence ultra moderne, dernier cri en matière de pédagogie, un petit retour en arrière en 1965, grâce aux archives de l’INA : j’adore ce ton et la manière de poser les hypothèses concernant la localisation de l’esprit, de l’âme ou de la pensée dans le corps. Le neurologue, répondant à Étienne LALOU, évoque aussi cette nécessité d’une recherche interdisciplinaire disant bien qu’à sa place pourraient aussi bien être interviewés un psychologue ou un philosophe …

TED conférence : les neurones « miroir »

Le neurologue Vilayanur Ramachandran présente ici les fonctions des neurones « miroir », qui interviendraient entre autres  dans les fonctions d’empathie. Comme souvent en matière de recherche, et notamment en neurosciences, ces données sont débattues, mais elles ont l’intérêt de nous faire réfléchir sur les places respectives de la biologie et de l’esprit, ou âme, dans les fondements des actes moraux.

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