Bref. Je me sens coupable, et puis j’oublie. Et alors ?

Bref. J’ai fait une connerie. Non, pas moi, c’est le titre de l’épisode. Sur la photo plus bas, c’est « MENTEUR » et « LÂCHE » qu’on peut lire sur la boule de bowling qui s’illumine dans les mains du personnage principal … Dans la série Bref, presque tout est bon pour l’analogie (voir Bref. Mon ego m’a dominé et Bref. L’altruisme sous conditions) ! Sauf qu’ici il ne s’agit pas d’analogie, mais de la vraie vie. La vidéo suit … J’ai trouvé cet épisode extraordinaire car il exprime à la perfection tous les symptômes de la culpabilité, tous les symptômes d’un dialogue intérieur qui nous pousse à enterrer cette culpabilité (j’ai adoré la séquence des copains qui ont déjà, et à de nombreuses reprises, tout enterré, sur fond de musique bien choisie, au bowling !), tous les symptômes de la personne qui sent encore, un petit peu, qu’elle se dupe elle-même (c’est comme quand on se demande, en l’observant, si quelqu’un est rééllement mort ou pas : est-ce qu’il bouge encore ? Est-ce qu’il respire encore un petit peu ? Ou pas ? Ici le personnage « vit » probablement encore un petit peu puisqu’il garde une petite conscience du fait qu’il se dupe), etc. Et le meilleur reste la fin, que je ne dévoile pas, mais peut-on enterrer sa culpabilité aussi profondément que prévu ? L’image de la boule de bowling est énorme (sens propre comme figuré !).

Ce que je trouve intéressant aussi, c’est que la médecine de l’âme, en pratique, c’est aussi analyser avec justesse ces émotions et sentiments qui ne sont que le miroir du fonctionnement profond de notre âme, pour travailler sur soi … Et le personnage interprète vraiment bien ses sentiments … La culpabilité, souvent issue de la conscience morale, existe mais pas toujours : elle peut aussi disparaître … et avant cela elle peut aussi s’exprimer en excès comme en défaut, et toujours évidemment au détriment de notre accomplissement (en excès, on déprime, on s’en veut alors que ce n’est pas toujours justifié, du coup notre progression est ralentie ; en défaut notre conscience morale ne se manifeste que de moins en moins, notre niveau d’humanité diminue et pour rejoindre petit à petit, lentement mais surement, celle d’un animal intelligent porteur d’un cerveau humain, uniquement intéressé par son propre intérêt …). Il faut rétablir l’équilibre et analyser au crible de notre raison ses manifestations, pour ne pas culpabiliser en excès, ni en défaut … Encore faut-il lui fournir, à cette raison, des critères fiables …


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