Tag Archives: analogie

Volonté de vaincre – Pub ! Altruisme, ego et armée de Terre

« Je serai au service des autres et j’agirai avec la volonté de vaincre ». Autour du café après intervention au bloc. Publicité de l’armée de Terre parmi les journaux gratuits amenés tous les matins par l’équipe. Pub je dois dire excellente qui m’a tout de suite éclairé par rapport à la pratique de l’altruisme et de l’éthique en général, qui exige toujours un effort important. C’est cette lecture qui m’a tout de suite parlé, aussi je ne commenterai pas ici le sens premier et évident de cette affiche qui est destinée au recrutement de l’armée de Terre. C’est le mot vaincre qui est à double sens. Vaincre les autres ou se vaincre soi-même ? En effet, qu’est ce que la pratique de l’altruisme, action par définition désintéressée, si ce n’est une lutte contre un ego surdimensionné égoïste, exacerbé, rusé, en permanence à l’affût pour obtenir son propre plaisir ? Contre ce soi-impérieux qui s’oppose en nous à chaque fois que germe

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Bref. Je me sens coupable, et puis j’oublie. Et alors ?

Bref. J’ai fait une connerie. Non, pas moi, c’est le titre de l’épisode. Sur la photo plus bas, c’est « MENTEUR » et « LÂCHE » qu’on peut lire sur la boule de bowling qui s’illumine dans les mains du personnage principal … Dans la série Bref, presque tout est bon pour l’analogie (voir Bref. Mon ego m’a dominé et Bref. L’altruisme sous conditions) ! Sauf qu’ici il ne s’agit pas d’analogie, mais de la vraie vie. La vidéo suit … J’ai trouvé cet épisode extraordinaire car il exprime à la perfection tous les symptômes de la culpabilité, tous les symptômes d’un dialogue intérieur qui nous pousse à enterrer cette culpabilité (j’ai adoré la séquence des copains qui ont déjà, et à de nombreuses reprises, tout enterré, sur fond de musique bien choisie, au bowling !), tous les symptômes de la personne qui sent encore, un petit peu, qu’elle

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Raison saine, connaissance et but de l’existence

« Quand la raison saine se développe, il y a des émotions qui se dégagent de la connaissance qu’aucune autre émotion ne peut remplacer » (Le but de notre existence, extrait d’une conférence du Pr. Bahram Elahi en Sorbonne). D’ailleurs, si mon dernier billet, Émotions et raison : bonheur absolu de la compréhension évoquait ce concept, prenant pour exemple la démonstration du dernier théorème de Fermat par Andrew Wiles, je ne faisais qu’ouvrir l’analogie, ayant justement dans l’idée de publier cet extrait vidéo dont le caractère intégré m’avait déjà beaucoup intéressé et ouvert certaines pistes. J’ai un peu traîné, mais bon … Les temps sont durs ! Bahram Elahi synthétise ici en quelque minutes la nécessité pour l’homme, donc pour l’âme humaine, d’un perfectionnement spirituel sous la forme d’un véritable cursus semblable à un

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Anatomie : une table de dissection virtuelle … Et pour l’âme ?

« Si ces images vous mettent mal à l’aise, c’est que nous avons fait du bon boulot ! », plaisante Jack Choi en commentant ici une dissection de corps humain toute fraîche … mais virtuelle ! Sur scène à TED2012 (voir vidéo ci-dessous), il fait la démonstration d’une table de dissection virtuelle impressionnante, instrument puissant et économique (en cadavres !) pour la formation des étudiants en médecine, des chirurgiens, des chercheurs : un corps humain grandeur nature, sur écran tactile de la longueur d’un brancard qui permet d’explorer, disséquer et comprendre les organes et les systèmes du corps humain. Ceci se réalise avec une facilité déconcertante : une fois incisé, où on le désire, simplement avec un doigt

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Médecine de l’âme : jouer le jeu de la causalité !

« Sans l’intervention d’une cause, rien ne peut être engendré » (Platon, Le Timée). Qu’est ce que la causalité ? Pourquoi la causalité est-elle un concept fondamental de la médecine de l’âme ? Nous allons voir que comprendre cela va bien au-delà de l’assimilation basique du principe de causalité, qui est de constater que tout a une cause, et qu’une même cause, dans les mêmes conditions, est nécessairement suivie du(des) même(s) effet(s) : nous en discuterons les implications non seulement sur le plan « médical », mais aussi sur le plan de notre conception du monde, de son origine, et  plus globalement de notre raison d’être.

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Du patient qui refuse les soins … 2ème épisode

Je l’ai revu ! Je vous avais parlé de ce patient qui avait, malgré mes explications, malgré tous les risques qu’il encourait, refusé obstinément de se faire hospitaliser. Et bien aujourd’hui il était là, en salle d’attente, tranquillement assis, fier, droit sur sa chaise, en train de me regarder avec un grand sourire qui voulait aussi dire « tu vois, je suis toujours en vie ! ». Pour tout vous dire je ne savais pas en l’appelant lorsque c’était son tour, quel visage j’allais montrer, quelle était la meilleure des attitudes à avoir : le « réflexe » voulait de moi que je joue le genre hautain, vexé et sec, le docteur qui n’a pas digéré qu’on ne lui obéisse pas et qui est bien obligé d’admettre que ses prédictions ne se sont peut être pas réalisées et qu’il passe maintenant pour un alarmiste stressé — même s’il sait qu’il avait pertinemment raison d’être alarmiste et stressé — … Mais il était aussi possible de garder une ligne plus humble et finalement plus humaine, celle qui voudrait que l’on pense avant tout au bien du patient, c’est à dire se montrer — pas seulement se montrer : plutôt être — indulgent et tolérant : après tout chacun est libre de ses choix, notre devoir est d’expliquer et de soigner celui qui veut être soigné, sans plus. Bon pour cette fois ci j’ai opté pour la deuxième attitude,

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Du patient qui refuse les soins … Humeur de toubib

Histoire de priorité. De hiérarchie des priorités. D’équilibre. De prise de conscience des enjeux. De compréhension du risque. J’ai eu quelques soucis avec deux patients coup sur coup ces derniers jours, qui ont refusé de manière nette et définitive la prise en charge médicale urgente que je leur proposais. L’un comme l’autre, les mêmes arguments : le patient : « c’est ma semaine de vacances, j’y vais, point final, si je dois mourir, tant pis, si vous voulez je vous signe une décharge pour que votre responsabilité ne soit pas engagée ». Moi : « mais ce n’est pas pour le problème de ma responsabilité ou pas que j’insiste ! C’est pour vous ! Si je ne vous garde pas à l’hôpital ce soir et que je ne vous donne pas ces traitements rapidement, quand je vois les résultats de votre prise de sang je sais que ça va mal se passer, c’est sûr, ce n’est qu’une question de temps ! ». Rien à faire … Où plutôt tout reste à faire. Après ce genre de confrontation, j’ai un sentiment complexe, mélange de colère, de frustration, de culpabilité. Je me répète la scène mentalement, « j’aurais du dire ça, dire ci », navigation à vue entre « je n’ai pas trouvé les mots » et, pour se rassurer, « de toute façon j’ai fait mon devoir, tant pis pour lui s’il n’a pas accepté de suivre mes conseils ».

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Neurobiologie de l’addiction – analogie et pistes de réflexion

Les Ernest conférences de l’École Normale Supérieure. Parlons de « Neurobiologie de l’addiction », conférence donnée par Jean-Pol Tassin. Neurosciences, neurobiologie, cerveau, réponses motrices et psychiques à un stimulus extérieur. Où l’on apprend l’existence d’un circuit de la récompense : quand ce circuit est activé, notamment par la dopamine, nous éprouvons du plaisir. Où l’on est étonné par le comportement d’un animal qui, au cours d’une expérience, va finir par mourir de faim  : tellement demandeur du plaisir lié à la stimulation du circuit de la récompense qu’il peut déclencher lui-même en actionnant une pédale reliée à une électrode directement au contact des structures cérébrales en question, il va préférer appuyer jusqu’à l’épuisement et la mort sur cette pédale plutôt que d’appuyer sur une autre qui lui offrirait pourtant de la nourriture. Il n’a plus conscience de ce qui est vital et nécessaire pour lui. Et il en meurt. Autre expérience intéressante par la suite, celle d’un singe qui adore le jus de pomme. Je vous laisse regarder la suite.

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