Médecine de l’âme : scientifique ou pas ? Court-métrage

Excellent court-métrage. Qu’est ce que la science ? Qu’est ce qu’être scientifique ? La médecine de l’âme : scientifique ou pas ? Organisme, lois, principes, théorie, structures, expériences, expérimentation, théories, effets, causalité, réflexion, déséquilibres, dysfonctionnements, maladies, diagnostics, traitements, analogies, recherche … Tous les ingrédients semblent réunis …  Mais est-ce aussi évident d’appréhender cette idée ? J’ai déjà exposé la place nécessairement principale de la raison et de la rationalité dans une démarche saine et productive d’accomplissement de soi. Pour réfléchir à la question posée, il est aussi utile de s’intéresser à ce domaine passionnant de la philosophie des sciences. J’ai vu avec grand intérêt une série de courts-métrages, « La philo en petits morceaux », consacrée ce thème, créée à l’occasion du 14ème Congrès de logique, méthodologie et philosophie des sciences, qui se tiendra à Nancy du 19 au 26 juillet 2011. Je vous proposerai d’autres extraits, mais ici regardez ci-dessous le court-métrage Alors ? Scientifique ou pas ? Karl Popper y joue presque un rôle d’acteur, on aurait aussi pu y voir entre autres Feyeraband, Lakatos avec ses programmes de recherche, etc. (à ce sujet, lire une bonne synthèse de la question par Alan Chalmers, Qu’est ce que la science ?).

La question Médecine de l’âme : science ou pas ? reste ici ouverte, ce post ayant surtout pour but de lancer la réflexion  et de rappeler l’histoire de la philosophie des sciences, plus que d’apporter une réponse toute faite qui dépend tellement de ce qu’on entend par médecine de l’âme : quelle médecine ? Quelle âme ? Dans quel but ? Fondée sur quels principes ? Ce qui reste fondamental à mon sens est la manière avec laquelle on aborde cette matière fondamentale  : en l’abordant avec le sérieux, le pragmatisme, la rationalité d’un chercheur ou d’un étudiant en science — au delà de l’aspect « sécurité » qui sera de ne pas tomber dans le piège dramatique des spiritualités irrationnelles, ou pseudo-rationnelles, souvent basées sur la recherche du plaisir de l’ego —, on pourra, comme en médecine « physique », discerner, comprendre et expérimenter les lois et principes qui nous feront progresser. Ensuite, comme l’ingénieur qui contemple le pont gigantesque qui tient debout grâce aux modèles mathématiques de résistance des matériaux qu’il a mis en application pour dessiner les plans, comme un médecin qui a mis en route un traitement observe l’amélioration de son malade, que chacun juge sur lui-même les effets d’une telle démarche, et valide ou pas, en toute liberté de conscience, les principes et traitements qu’il a mis en œuvre … Sachant qu’à chaque niveau de réflexion, comme on le voit dans le court-métrage, des erreurs sont possibles, on devra bien se garder de réfuter par excès des principes justes, ou de valider des principes erronés … Certains feront intervenir dans tout leur cursus des paramètres propres à la science de l’âme, tels que le lien à une transcendance, d’autres diront la Source, d’autres le divin, sachant que là aussi … les erreurs  de mise en œuvre et d’interprétation sont légions ! Dur Dur la médecine de l’âme !

 

Lire aussi ces excellents articles qui résument les grands concepts de l’histoire de la philosophie des sciences :

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One Response to Médecine de l’âme : scientifique ou pas ? Court-métrage

  1. mike says:

    belle introduction à un vaste travail; le plus dur il est vrai est l’autoévaluation, j’ai souvent pensé au regard des autres sur notre progression mais là aussi je trouve qu’il y a des écueils dans ce sens que les gens de confiance qui veulent réellement votre bien ne sont pas si nombreux et souvent ils ne voient un progrès que par rapport à leurs propres intérêts; mais bon, on est en société et l’effet qu’on a sur les autres est important, ils sont comme un miroir pour nous, soit! (mais je poursuis tout de même la réflexion dans ce sens du doute sur le jugement des autres parce que les valeurs que chacun suit sont bien différentes et juger l’intention de quelqu’un est impossible et à l’inverse on peut aussi duper les autres dans notre comportement); ainsi le véritable juge est bien nous même et c’est bien là la difficulté de faire comprendre à l’aveugle ce que je ressens quand j’ai progressé dans tel principe éthique (d’ailleurs, faut-il lui faire comprendre?); la difficulté aussi pour le juge que nous sommes est de garder une ligne de conduite, un but, une force parce que les embuches sont nombreuses, les hauts et les bas tout au long de la vie, et dans son chemin ce juge a besoin d’un référentiel, d’une instance dans son for intérieur qu’il ressent et qui le guide.

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